" Et puis soudain, au milieu de tous, j'ai vu ton visage apparaitre, là-haut sur ce mur,ton visage gris de poussiére et tes yeux.tu etais le premier homme que je découvrais ainsi, toi l'allemand de l'est et moi la premiere fille de l'ouest que tu voyait[...]
chaque fois que je prenais l'avion , je guettais ton visage au milieu des nuages, imaginais chaque fois tes traits dans ces formes qui s'étiraient dans le ciel.Je t'avais ecrit cent lettres,reçu cent de toi,deux par semaine qui passait. nous nous étions juré de nous retrouver, dès que j'en aurais les moyens. quand je n'étudiais pas, je travaillais pour gagner de quoi revenir un jour vers toi.j'ai servi dans des restaurants,placé les gens dans des salles de cinéma,quandje ne distribuais pas des prospectus; et chaque geste que j'accomplissais je le faisais en pensant au matin ou je me poserais enfin à berlin, sur cet aéroport ou tu m'attendrais.Combien de nuits me suis-je endormie dans ton regard,dans la memoire de ces eclats de rire qui nous pernaient dans les rues de la ville grise?[...]
Alors , je n'oublirai jamais ce merveilleux visage que la vie m'a offert un soir de novenbre, un soir, ou l'espoir revenu, j'escaladais un mur pour tomber dans tes bras, moi qui venais de l'Est et toi de l'Ouest. tu es et resteras dans ma mémoire la plus belle chose qui me soit arrivée. je réalise combien je t'aime en t'écrivant ces mots.
A bientot peut etre. de toute façon, tu es là;
tu seras toujours là.quelque part, je sais que tu respires, Et c'est déjà beaucoup."
MARC LEVY " toutes les choses que l'on ne sais pas dites"